Compte rendu de la conférence de Marie Rose BONNET

C’est avec un grand plaisir que l’association des Amis de Saint-Trophime a pu de nouveau rencontrer ses adhérents, des membres d’autres associations actives concernant le patrimoine arlésiens, ainsi que d’autres publics liés par la même passion. 

Évidemment, cette conférence musicale s’est strictement pliée aux recommandations sanitaires actuelles que chacun a respecté.

Présentation de la conférence

Remerciements à l’assemblée présente et présentation de la conférence de Marie Rose BONNET sur les peintres arlésiens évoqués.

Salutations et  également remerciements de la participation de Bruno MATEOS pour son illustration musicale à l’orgue de l’église saint Césaire située dans le quartier de la Roquette

Trophime BIGOT

Peintre arlésien né à Arles, dans le quartier de la Roquette, en 1579, mort en 1650, il rencontra lors de son séjour à Rome de nombreux peintres et fut considéré comme un caravagesque. Certains estiment qu’il fut peut-être le « Maître à la Chandelle ». Il peignit entre autres pour l’église Saint-Laurent d’Arles le « Martyre de saint Laurent », tableau actuellement conservé dans l’église Saint-Césaire (Illustration ci-contre).

 

Trophime BIGOT

Jean-Baptiste FOUQUE

Peintre arlésien né à Arles, dans le quartier de la Roquette, en 1819, mort en 1880, il peignit de nombreux portraits, voyagea beaucoup, exposa aux Salons de Paris, et connut de nombreux peintres contemporains. Il peignit, entre autres, une Assomption de la ViergeÂmes du Purgatoire, Saint Césaire au chevet du préfet de Ravenne, conservées dans l’église Saint-Césaire, et un portrait de Saint Trophime que l’on peut voir dans la primatiale Saint-Trophime.

Oeuvres inteprétées par Bruno MATÉOS

Bruno Matéos a illustré musicalement à l’orgue François Mader les propos de Marie Rose Bonnet par des œuvres contemporaines des peintres présentés, ou évoquant les sujets traités.

Trophime Bigot (1579-1650) a vécu sous le règne de Louis XIII et a peint son Martyre de saint Laurent en 1638, année de la naissance de Louis XIV. Deux pièces d’orgue évoqueront cette période :

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Une Sarabande de Jacques Champion de Chambonnières (1602-vers 1670),

Claveciniste de la Chambre du Roi sous Louis XIII, père de l’école française de clavecin, mais aussi danseur qui a participé au fameux Ballet de la Nuit aux côtés du jeune Louis XIV en 1653.
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Un plein jeu

De Pierre du Mage (1674-1751) publié en 1708, l’année même où commence à Notre-Dame de Paris l’aménagement du nouveau maître-autel que Louis XIV veut exécuter en réponse au vœu de consécration de la France à la Vierge que son père avait prononcé en 1638 en reconnaissance de la naissance de son fils.

Jean-Baptiste Fouque (1819-1880) est contemporain de l’orgue de Saint-Césaire, qu’il n’aura sans doute pas connu puisqu’il vivait alors à Paris. Quatre pièces d’orgue évoqueront Fouque, ses œuvres et son temps :

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Un prelude

De Clara Schumann, la femme de Robert, née en 1819 comme Fouque.
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Marche funèbre

De Louis Lefébure-Wély (1817-1869), organiste de Saint-Sulpice à Paris, œuvre qui évoquera Le Purgatoire de Fouque.

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Ave Maria (sur le thème grégorien)

Composé en 1886 par Alexandre Guilmant (1837-1911), le plus grand maître de l’orgue français de sa génération. Cette pièce viendra en contrepoint du tableau de Fouque ND de Bon Voyage.
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Sortie

De François Benoist (1794-1778), le maître de César Franck. Cette pièce de 1858 met bien en valeur le plenum de l’orgue de Saint-Césaire. Ce sera un hommage à François Mader qui nous a laissé un si bel instrument.