Eglise Saint Césaire (Quartier de la Roquette)

L’église Saint Césaire, à Arles, est de nos jours la seule paroisse encore consacrée du quartier de la Roquette. C’est en fait l’ancienne église conventuelle des Grands Augustins, désaffectée et vendue comme bien national à la Révolution, rachetée et rendue au culte sous ce nouveau vocable après le Concordat. Elle est sise au centre du quartier, place Saint Césaire, entre les rues de la Roquette au nord-ouest, Théophile Rives au sud-ouest et Parade au nord-est. Elle est inscrite en tant que monument historique depuis le

HISTORIQUE

Les Grands Augustins établirent un couvent à Arles dès 1258 mais l’église actuelle et le cloître attenant ont été commencés vers 1450, la chapelle Saint Joseph ayant été achevée et consacrée en 1479 d’après sa plaque commémorative en pierre, inscrite au titre objet des monuments historiques depuis le 2

 L’ensemble connut de nombreuses modifications au cours des siècles: agrandissements en 1492 et 1511, disparition de la travée la plus occidentale avec ses deux chapelles latérales consécutive à un incendie en 16273 et donc érection d’une nouvelle façade ouest très dépouillée en 16284, elle-même modifiée avec un décor néo-flamboyant au XIXe siècle. Après la restauration de l’église incendiée, une nouvelle consécration sous le double vocable de la Sainte Vierge et de Saint Augustin fut présidée en 1628 par l’archevêque d’Arles Gaspard du Laurens

Jusqu’à la Révolution le bourg-vieux, ancien nom du quartier de la Roquette, était divisé en deux paroisses: Sainte Croix et Saint Laurent où vivait une population assez pauvre composée surtout de mariniers, pêcheurs et cultivateurs. A la Révolution les deux églises paroissiales et le couvent des Grands Augustins furent vendus comme biens nationaux.

Jusqu’à la Révolution le bourg-vieux, ancien nom du quartier de la Roquette, était divisé en deux paroisses: Sainte Croix et Saint Laurent où vivait une population assez pauvre composée surtout de mariniers, pêcheurs et cultivateurs. A la Révolution les deux églises paroissiales et le couvent des Grands Augustins furent vendus comme biens nationaux.

Lorsque le rétablissement du culte fut autorisé, la municipalité racheta en juillet 1826 l’église conventuelle qui fut érigée en paroisse le par l’archevêque d’Aix-en-Provence, d’Arles et d’Embrun, monseigneur Pierre-Ferdinand de Bausset-Roquefort, sous le vocable de Saint Césaire, évêque d’Arles de 502 à 5435

En 1843, construction de la sacristie actuelle et, en 1885, modification du chœur entraînant la disparition du presbyterium érigé en 16433.

DESCRIPTION

De style gothique méridional, elle possède une nef désormais à quatre travées voutées sur croisée d’ogives et flanquée de collatéraux divisés en chapelles indépendantes. Il n’y a pas de véritable transept mais, après l’arc triomphal, un avant-chœur, couvert d’une coupole octogonale à lanternon (PHOTO) datant de la campagne de travaux consécutive à l’incendie de 1627, où se trouve le maître-autel, et derrière, le chœur proprement dit, étroit et vouté en plein cintre, résultat de modifications du début du XIXe siècle.

À l’extérieur, sur la façade ouest, on peut encore apercevoir, de part et d’autre du portail, les vestiges d’implantation des chapelles latérales de la travée détruite. Attenantes au sud de l’église, subsistent la galerie occidentale et une petite moitié de la galerie nord du cloître, incluses dans les bâtiments de l’école maternelle Jean Buon